L’essentiel à savoir sur les interpellations et les arrestations policières

Les affaires George Floyd et Adama Traoré mettent bien en lumière les exactions que peuvent commettre les forces de l’ordre. Selon un journal, les violences policières causent chaque année une trentaine de décès en France. Bien que cette situation suscite l’indignation, la plupart des Français craignent la violation de leurs droits en cas d’interpellation. Pour prévenir ce genre d’abus, il convient alors de se renseigner davantage sur le déroulement d’une garde à vue et les règles auxquels les agents de police devraient obéir.

Quels sont ses droits en cas d’interpellation 

Une arrestation et une interpellation diffèrent sur de nombreux points. D’une manière générale, les agents de police peuvent interpeller une personne sans que celle-ci soit suspectée d’avoir commis un délit. Ainsi, une vérification d’identité constitue un motif valable pour emmener un citoyen français ou un étranger au poste. Néanmoins, la loi n’autorise pas les policiers à retenir ces personnes que si elles ne sont concernées par une enquête en cours. Dans ce cas, la garde à vue permet aux enquêteurs d’avoir à la disposition un suspect ou un témoin. En pratique, cette détention policière dure généralement 24 heures. Ceci dit, les autorités compétentes ont la possibilité de la prolonger pour une durée totale de 48 heures. Contrairement aux idées reçues, les aveux ou les enregistrements obtenus n’ont pas forcément une valeur juridique. Les tribunaux et la cour reconnaitront uniquement les dépositions et les procès-verbaux signés par le principal concerné.

Quoi qu’il en soit, les forces de l’ordre doivent respecter une procédure bien particulière en cas d’interpellation. L’individu aura le droit d’appeler un de ses proches, son employeur ou encore son avocat dans les 3 heures qui suivent son arrivée au poste. Néanmoins, ce sera l’officier de police judiciaire qui passera l’appel pour confirmer l’identité de l’interlocuteur. Le personnel lui fournira également des repas chauds aux heures habituelles ainsi que de l’eau à volonté.

Comment se protéger contre les abus ?

Gérer sa garde à vue est loin d’être une chose aisée. Dans la majorité des cas, les personnes interpellées se trouvent livrer à elles-mêmes sans la possibilité d’émettre la moindre complainte. Les éléments des forces de l’ordre qui abusent de leurs fonctions ne suivent pas la procédure habituelle. Dans ce contexte, il faudra avant tout demander aux policiers chargés de l’interpellation de passer un appel téléphonique. Par la suite, on contactera tout de suite son avocat. Celui-ci veillera ensuite que son client jouisse de tous ses droits.

Les personnes ayant reçu une convocation au commissariat auront tout le temps nécessaire pour se préparer. Par conséquent, elles doivent envisager de prendre conseil auprès d’un avocat. Cela est d’autant plus valable, si l’on s’expose à de lourdes sanctions ou que l’on souhaite éviter une mauvaise interprétation de ses dires. Un juriste qualifié saura d’ailleurs expliquer les enjeux de l’interrogatoire dans le cadre d’une affaire quelconque. Aujourd’hui, les particuliers peuvent dénicher un conseiller juridique digne de confiance connaissant parfaitement la procédure pénale en faisant quelques recherches sur internet. De nombreux cabinets spécialisés disposent de leurs propres sites web où l’on peut avoir un aperçu de l’expertise de leur personnel.

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